Aujourd’hui, faisons un peu dans le culturel et remontons le temps…pour apprendre comment bien des plantes utilisées dans un Jardin-Forêt existaient en Europe avant les grandes glaciations du Quaternaire, période durant laquelle les glaciers recouvraient la France jusqu’à Lyon.

En effet des Bambous, des Gingkos, des tupélos (Nyssa), nombre de Lauraceae, des Zelkovas, des Palmiers rustiques, des milliers d’autres végétaux même poussaient naturellement dans nos régions et bien des plantes dites exotiques que nous utilisons dans nos jardins ont existées en France, facilement retrouvées dès lors dans un registre fossile.

En Europe, les glaciations eurent sur la flore des conséquences désastreuses, contrairement en Asie ou en Amérique du Nord où le relief et la géographie permirent un replis de la végétation plus au Sud pendant que les glaciers avançaient, puis un retour en place des flores quand le climat se réchauffa. En Europe, entre l’infranchissable obstacle que fut la Méditerranée et les grandes chaînes de montagnes transversales, les migrations de la végétation se heurtèrent aux Alpes, Carpates, et Pyrénnées. Ainsi le nombre d’espèces perdues fut considérables.

C’est pourquoi nous n’avons plus qu’une espèce de bouleau, qu’une poignée d’espèces de chênes par exemple pendant qu’en Asie et en Amérique du Nord une seule forêt est un hot spot de diversité et peut recéler 30 espèces de chaque…
A cause des glaciations, notre flore européenne s’est considérablement appauvrie, en nombre d’espèces, voire même en familles botaniques entières.
Un JARDIN-FORÊT ne fait, finalement, que réintroduire des essences disparues…

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