L’automne s’installe et c’est le moment idéal pour récolter quelques petits fruits sauvages. Le cynorhodon, également appelé « gratte-culs » est l’un des fruits les plus riches en vitamine C de notre flore (20 fois plus que l’orange).
Faux-fruit du rosier sauvage (Rosa canina), que l’on nomme églantier, sa cueillette et sa préparation nécessitent courage et persévérance. Tout aussi piquant qu’un rosier cultivé, cet arbrisseau apprécie la compagnie du prunellier et de la ronce eux-mêmes bien pourvus en épines et aiguillons. Et pour pouvoir le consommer, il faudra extraire la pulpe et laisser de côté graines et poils (qui grattent).
Et oui la nature est généreuse mais parfois au prix de quelques efforts !
A plusieurs, munis de gants, la cueillette est plus conviviale et les efforts seront récompensés. En plus de ses avantages nutritifs (vitamines, minéraux, oligo-éléments, anti-oxydants) son goût acidulé et fruité est très agréable.
Lorsque les cynorhodons sont suffisamment moelleux (blet), on peut les consommer crus après en avoir extrait la pulpe. S’il sont encore fermes, il faudra au préalable les congelés ou procéder à une cuisson douce avec un peu d’eau pour les attendrir.
De la même manière, on peut consommer les fructifications de rosa rugosa, originaire d’Asie, qui offrent des faux-fruits plus gros que notre rosier sauvage.

 

Recette pour un coulis de cynorhodon

Ingrédients : Un saladier de cynorhodon, sucre.
Préparation :
Enlever avec un petit couteau la base noire et le pédoncule sur chaque fruit.
Mettre tous les fruits dans une casserole, et les couvrir d’eau. Laisser cuire au moins 20 min, jusqu’à ce que les fruits soient bien ramollis.
Passer une première fois les fruits au moulin à légumes pour récupérer une partie de la pulpe (épaisse) et enlever les grains et les poils à gratter. On peut replacer le résidu dans l’eau de cuisson (car il reste de la pulpe) et repasser au moulin pour obtenir un liquide chargé en pulpe, que l’on peut mélanger à la première. Pour bien éliminer tous les poils on repasse à la grille la plus fine du moulin ou dans un chinois.
Sucrer à votre guise la préparation obtenue.
Ce coulis peut se consommer tel quel, pour accompagner un fromage blanc, un gâteau au chocolat ou encore servir de fond de tarte.

Amandine

L’herbandine

 

Cresta Facebook Messenger
97 Partages
Partagez97
Tweetez