Nelumbo nucifera, le lotus sacré, est associé par les Hindoux à Brahma et à la création du monde. Au japon, c’est un symbole de pureté et de beauté. Très importante en médecine chinoise, cette plante aquatique appartient à la famille des Nélumbonacées, une famille très proche des Protéacées et des platanes! (ce qui en dit long sur l’incroyable plasticité du règne végétal!)

 

La multiplication de la plante, délicate, se fait par une division minutieuse des rhizomes. On peut aussi la multiplier par graines qu’il faut préalablement scarifier.
Le milieu naturel est la vase du fond des étangs, mais la plante peut aussi se développer dans des pots sans trou d’écoulement où repose un terreau immergé. Considérée à tort comme tropicale, la plante, caduque, résiste à des températures de −15 °C, à condition toutefois d’être immergée sous un mètre d’eau afin que le rhizome ne gel pas.

 

Toutes les parties de la plante se mangent: les pédoncules et les jeunes feuilles s’utilisent comme des épinards, les étamines peuvent être séchées pour parfumer une tisane ou aromatiser le thé. Les graines (akènes) de lotus se mangent crues ou grillées, séchées ou encore éclatées comme du maïs soufflé. Sucrée, la pâte de graine de lotus devient un ingrédient courant des pâtisseries asiatiques (gâteaux de lune…) En Chine, ces graines entrent aussi dans la composition du riz aux huit trésors. Les rhizomes charnus et amidonnés donnent une fécule pour préparer potages et soupes. Les pétales, les feuilles et les rhizomes peuvent aussi être mangés crus. (mais dans ce cas, comme pour le cresson de fontaine par exemple, gare à l’éventuel risque de transmission de parasites aquatiques dont les distomatoses). La plante a aussi une grande utilisation en art floral et des vertus cosmétiques.

Imaginons une pièce d’eau remplie de lotus, quelque part dans un jardin-forêt…l’image d’un grand rêve nourricier…

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