A travers les quelques exemples photographiques publiés ci-dessus, on réalise combien la plantation d’essences sacrificielles peut se réaliser à haute densité à proximité d’un arbre fruitier ou de toute autre essence intégrant un JARDIN-FORÊT.
Les arbres sacrificiels peuvent être soit des essences pionnières (saules, aulnes, bouleaux…) soit des essences à bois durs et à durée de vie plus longue (frêne, érable, merisiers, chênes…)
Les intérêts de l’adjonction d’arbres sacrificiels au verger ou au jardin-forêt sont multiples: augmentation de la quantité de feuilles mortes produites à l’automne, production de rémanents, démultiplication du taux de mycorhizes car les arbres sacrificiels resteront en vie durant des années malgré les coupes successives, séquestration de plus importantes quantités de carbone dans le sol (création d’humus), prolifération des organismes saprophytes, limitation des phénomènes d’érosion, création accélérée d’une ambiance forestière (ombrage, hygrométrie, diminution des vents, effet tampon sur les extrêmes de température…)
Le problème, bien sûr, pouvant être la concurrence envers l’eau à l’installation des plantes, lors de saisons de sécheresse.
Quand les fruitiers ou essences forestières à conserver atteindront une certaine dimension, l’ombrage porté sur les arbres sacrificiels (d’autant plus qu’ils sont d’espèces pionnières aimant la lumière) entraînera la mort de ceux-ci, et une nouvelle accumulation de matières humiques dans le système (tronc, racines en train de se décomposer)
En implantant ainsi des arbres soumis à des tailles successives puis à une fin précipitée, l’homme amplifie les phénomènes naturels et peut revitaliser un lieu pâturé, compacté, dominé par une flore herbacée en quelques années, créant un sol forestier de manière simple, gratuite et accélérée.
Les plants sacrificiels peuvent être facilement produits chez soi, en très grande quantité, après récolte de graines sauvages et stratification. Quand on sait, par exemple, qu’un seul aulne dans la nature produit, par an, quelques 240000 graines, on peut aller dénicher des graines de ci de là ou, sous un beau chêne, faire une glandée. Le résultat en vaut la peine!
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